Bon, ça y est. C’est l’heure. On attaque les tendances design graphique pour 2026.

L’année s’annonce charnière. Entre l’IA qui s’impose partout (qu’on le veuille ou non) et un besoin viscéral de remettre de l’humain dans nos créas, il va falloir choisir son camp… ou apprendre à mixer les deux.

Dans cet article, je décrypte les 6 mouvements qui vont façonner l’identité visuelle des marques cette année. Spoiler : c’est l’année des contrastes.

L’IA générative : on ne peut plus l’ignorer 

Malheureusement (ou heureusement, selon ton camp), je suis obligé de commencer par là. En 2026, l’IA ne sera plus une option. On va trouver de plus en plus de créations assistées par l’intelligence artificielle.

La fin du « Full AI » moche ?

Tu t’en es sûrement rendu compte : il y a déjà des affiches 4×3 dans la rue qui sont « full générées » à l’IA. Soyons honnêtes : c’est souvent immonde. Ça manque d’âme, ça sent le plastique, et on repère les défauts à des kilomètres.

Mais la réalité, c’est que l’outil est là. Et le rejeter en bloc serait une erreur stratégique.

pub dans le metro générer par l'IA à berlin

L’avenir est hybride : Base IA + Intuition humaine

Je pense que dans l’année à venir, la vraie tendance gagnante, c’est l’hybride.

Concrètement ? On utilise l’IA pour créer une base solide, explorer des pistes en un temps record… et on vient ajouter par-dessus l’intuition humaine. C’est cet ajout – cette « patte » artistique, ce grain, cette imperfection maîtrisée – qui permet d’obtenir quelque chose de vraiment bien.

Chez Palmsquare, c’est comme ça qu’on voit les choses : l’IA est un assistant de production ultra-rapide, pas un directeur artistique.

On en parlent dans notre article sur les 10 tendances webdesign

exemple site web fait avec l'ia

Le Glassmorphism : la transparence au service du premium

C’est la deuxième tendance lourde que je vois se développer partout. On pensait que c’était une mode passagère du webdesign ? Raté. C’est en train de s’installer durablement.

L’effet « Apple »

Avec son introduction massive dans iOS 26, le glassmorphism est devenu un standard de qualité visuelle. Tu vois cet effet de verre dépoli ? De flou en arrière-plan qui laisse deviner les formes sans les montrer ? C’est ça.

Ce n’est plus juste un effet de style pour Dribbble. C’est devenu un code graphique majeur utilisé par les géants de la Tech.

Ios26 qui a populariser le style glassmorphism

Pourquoi l’adopter pour ton branding ?

On aime ou on n’aime pas. Mais c’est une réalité : les marques l’utilisent de plus en plus dans leurs applis et leurs sites internet.

Pourquoi ? Parce que ça permet d’élever instantanément ton image de marque. Ça donne un aspect premium, technologique et profond.

Au-delà du style, c’est un super outil pour hiérarchiser l’information. La transparence permet de créer des niveaux de lecture sans surcharger la page avec des aplats de couleurs opaques. Si tu veux un rendu moderne et « high-end », c’est une piste à explorer sérieusement cette année.

Les illustrations « naïves » : le contre-pied parfait à l’IA

En troisième point, on assiste au grand retour des illustrations un peu « naïves ». C’est une réaction directe à la perfection froide des robots : on veut retrouver du trait humain.

Le style Notion / Anthropic

Tu vois le genre ? Des tracés simples, des traits épais, des formes presque imparfaites. C’est exactement ce qu’on retrouve chez des géants comme Notion (qui a popularisé le style) ou plus récemment dans la DA d’Anthropic.

Ce n’est pas du « dessin d’enfant ». C’est un choix esthétique assumé qui privilégie l’authenticité à la complexité technique.

Illustration naïves sur le site web de anthropic

Apporter de la chaleur humaine

L’objectif est clair. On utilise ces traits simples pour réchauffer le branding. Ça permet de montrer qu’il y a des humains derrière la machine et les algorithmes.

C’est la réponse directe à l’IA générative. Là où Midjourney te sort une image hyper-réaliste mais sans âme, ce style d’illustration crée une connivence immédiate avec l’utilisateur.

Webdesign : Minimalisme contrasté ou Brutalisme assumé ?

En webdesign, j’ai l’impression qu’on assiste à un duel. Deux écoles s’affrontent radicalement cette année.

Le minimalisme sous stéroïdes (Dark Mode & SaaS)

D’un côté, on continue sur la lancée du minimalisme. Mais attention : pas le minimalisme plat et ennuyeux.

On parle ici d’un minimalisme avec des contrastes très forts. C’est une tendance lourde dans la Tech et le SaaS. On va voir beaucoup de Dark Modes parfaitement maîtrisés, avec des touches de couleurs néons qui viennent « popper » pour guider l’œil.

C’est clean, c’est efficace, et ça donne une image de maîtrise technique absolue.

Landing page minimaliste

Le Brutalisme pour casser les codes

De l’autre côté, pour toucher les nouvelles générations (ou dans les secteurs du luxe et de l’artistique), certaines marques prennent le contre-pied total. Elles adoptent le style « Brutalist ».

C’est quoi ? Des grilles éclatées, des cassures volontaires dans le design, des gris bruts, des typographies énormes qui sortent du cadre.

Si tu vas faire un tour sur Brutalist Websites, tu verras exactement de quoi je parle. C’est un style qui ne laisse pas indifférent : on adore ou on déteste, mais on s’en souvient.

Typographie : Bold, minimaliste et impactant

Pour les identités visuelles, et notamment les titres, j’ai tendance à voir une évolution claire.

Le règne du « Sans Serif » épais

Fini le trop fin ou le trop complexe. On part sur quelque chose de plus Bold (gras). L’utilisation de typographies « Sans Serif » (sans empattement) qui ont du poids est en train d’exploser.

L’exemple parfait ? La DA de Reevo, qui est absolument incroyable.

site minimaliste avec des typo bold

Des messages courts qui claquent

Beaucoup d’entreprises essaient de garder une image minimaliste, mais en y apportant un côté très humain grâce à ces typos expressives. Ça marche super bien avec des couleurs vives et surtout avec des phrases ultra courtes et ultra impactantes.

Couleurs : Le grand écart entre Néon et Naturel

Là encore, on ne fait pas dans la demi-mesure. On trouve deux mouvements radicalement opposés qui cohabitent.

La saturation maximale (Team Dropbox)

D’un côté, on a les marques qui osent tout. Elles poussent la saturation à fond.

Des Dark Mode « néon sur noir », des couleurs ultra vives qui piquent les yeux (dans le bon sens du terme). Même en B2C, on le voit partout. Regarde la nouvelle DA de Dropbox : c’est l’exemple type de cette volonté de capter l’attention par la couleur brute.

Le retour à la terre (Team Santé/Nature)

De l’autre côté, comme souvent, on retrouve l’exact opposé. L’utilisation de tons très naturels, plutôt « nude », plutôt humains.

C’est une palette qu’on retrouve massivement dans des secteurs précis : 

  • La santé
  • Le sport
  • La nutrition

Ici, l’objectif n’est pas de choquer, mais de rassurer et de reconnecter avec l’essentiel.

2026 sera l’année des contrastes. Entre technologie de pointe (IA, Glassmorphism) et retour au dessin manuel (Illustrations naïves). Entre couleurs néons saturées et tons nude apaisants.

À toi de choisir les codes qui servent le mieux ton propos et ton audience.

(Et sinon, on n’a pas encore le Pantone de l’année, mais je ferai une vidéo dessus dès qu’il sort, alors n’hésite pas à t’abonner !) .