Tu as le nom. Tu as l’offre. Tu as l’ambition. Mais visuellement ? C’est le flou artistique.

Tu sais que tu as besoin d’un logo et d’une charte graphique, mais tu as peur de te retrouver avec un design qui ne te ressemble pas (ou pire, qui ressemble à tout le monde).

Le secret pour éviter ça, ce n’est pas la chance. C’est le cahier des charges.

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C’est la boussole qui guide ton graphiste ou ton agence. Sans lui, tu joues à la loterie. Avec lui, tu construis une marque forte.

Dans cet article, on décortique ensemble comment rédiger ce document crucial, avec la méthode exacte qu’on utilise chez Palmsquare pour nos clients. Et bonne nouvelle : je te donne notre propre modèle à télécharger gratuitement.

Qu’est-ce qu’un cahier des charges pour une identité visuelle ?

Un cahier des charges pour une identité visuelle (aussi appelé brief créatif), c’est le document de référence qui traduit ta vision en directives.

Il ne sert pas à dire « je veux du bleu ». Il sert à expliquer pourquoi tu existes et à qui tu parles.

Pourquoi est-il indispensable ?

Beaucoup pensent (à tort) que le design, c’est juste de l’art. Faux. Le design, c’est de la stratégie.

Rédiger ce document permet de :

  1. Gagner du temps : On évite les allers-retours infinis parce que le graphiste n’a pas « capté le truc ».
  2. Éviter le « J’aime pas » subjectif : On ne juge pas un logo parce qu’il est beau, mais parce qu’il est pertinent pour ta cible.
  3. Chiffrer le budget réel : Comme indiqué dans notre guide sur le prix d’une identité visuelle, un simple logo n’a pas le même coût qu’une charte globale avec illustrations sur-mesure. Le cahier des charges définit le périmètre exact.

Comment rédiger un cahier des charges pour une identité visuelle (Notre méthode)

Chez Palmsquare, on ne demande pas juste « quelles couleurs vous aimez ». On creuse bien plus loin. Voici les 3 étapes clés pour remplir ton cahier des charges, basées sur notre méthodologie interne.

Étape 1 : Définir l’ADN (La Plateforme de Marque)

Avant de dessiner, il faut comprendre l’âme de l’entreprise. Un bon design est la traduction visuelle de qui tu es.

Ce que tu dois indiquer :

  • Ta mission : Pourquoi existes-tu au-delà de faire de l’argent ?
  • Tes valeurs : Les 3 à 5 piliers non négociables (ex: Audace, Tradition, Écologie…).
  • Ta personnalité : C’est ici qu’on utilise une technique très efficace : le portrait chinois.

👉 L’exemple concret : Imaginons un client fictif, « GreenStep », une marque de baskets recyclées.

  • Mission : Rendre la mode urbaine propre.
  • Si la marque était une voiture : Une Tesla (Innovante, électrique, mais statutaire). Pas une 2CV (trop rétro) ni un 4×4 (trop polluant).
  • Si la marque était une célébrité : Pierre Niney (Jeune, talentueux, sympa mais sérieux).

Cette simple comparaison aide immédiatement le graphiste à comprendre le « ton » : on veut du moderne et du premium, pas du « bricolage écolo ».

Étape 2 : Le Persona Visuel (Pour qui on designe ?)

On ne crée pas pour toi. On crée pour ton client. Ton identité doit séduire ta cible prioritaire, même si ses goûts sont différents des tiens.

Ce que tu dois indiquer :

  • Qui est ton client idéal ? (Âge, métier, problématiques).
  • Son univers de marque actuel : C’est un point crucial de notre méthode. Quelles autres marques ton client consomme-t-il ?

👉 L’exemple concret (GreenStep) :

  • Cible : Jeune actif urbain, 25-35 ans.
  • Marques qu’il aime : Il mange chez Seasons, il a un iPhone, il s’habille chez Carhartt ou Patagonia.
  • Conclusion pour le design : Il est habitué à des codes visuels épurés, minimalistes, avec des typographies sans empattement (bâton). Si on lui fait un logo style « blason médiéval », on le perd.

Étape 3 : L’Univers Visuel (Les ingrédients)

C’est le moment de traduire les mots en images. C’est ici que tu donnes les contraintes techniques et esthétiques.

Ce que tu dois indiquer :

  • Le style graphique : Minimaliste ? Vintage ? Tech ? Organique ?
  • Les couleurs : Celles que tu aimes… et celles que tu détestes (on y reviendra).
  • Les inspirations (Moodboard) : Une image vaut 1000 mots. Montre 3 ou 4 logos que tu trouves réussis, même s’ils ne sont pas dans ton secteur.

👉 L’exemple concret : Pour GreenStep, le cahier des charges préciserait :

  • Style : « Flat Design » et épuré.
  • Couleurs : Vert forêt et Beige sable (Organique).
  • Typographie : Sans Serif (Moderne et lisible).

Tu veux aller plus loin ? Si tu te sens perdu dans les choix techniques, tu peux lire notre article sur comment créer une identité visuelle qui détaille les choix typographiques et colorimétriques.

🎁 Télécharge notre modèle de Cahier des Charges

Pas envie de partir d’une feuille blanche ? On a préparé pour toi le modèle exact qu’on envoie à nos clients avant de démarrer un projet.

C’est un PDF interactif (avec une version Google Doc modifiable incluse) qui te guide question par question.

(Tu recevras le Template PDF + le lien Google Doc directement par email)

Le Cahier des Charges « Idéal » (L’avis de l’agence)

En tant qu’agence créative, on reçoit des dizaines de briefs. Les meilleurs ne sont pas les plus longs, ce sont les plus précis sur ce qu’ils ne veulent pas.

Ce que 90% des clients oublient (L’erreur fatale)

Il y a une section critique que la majorité des entrepreneurs zappent, alors qu’elle nous fait gagner un temps précieux : Les Interdits.

Dire ce que tu aimes, c’est bien. Dire ce que tu détestes, c’est encore mieux.

Dans notre modèle de cahier des charges, on demande toujours :

  1. Les couleurs interdites : « Surtout pas de rouge, je trouve ça agressif ».
  2. Le concurrent « Moche » : Montre-nous le concurrent dont tu ne veux surtout pas te rapprocher. Celui qui a une image vieillotte ou cheap.

Pourquoi c’est vital ? Si tu ne nous dis pas que tu détestes les dégradés de couleurs ou les polices manuscrites, le créatif risque de partir dans cette direction si elle est tendance. Définir les « limites du terrain » permet de marquer un but plus vite.

N’oublie pas les livrables

Enfin, sois précis sur la « liste de courses ». De quoi as-tu besoin concrètement à la fin ?

  • Juste le logo ?
  • Une déclinaison pour les réseaux sociaux (favicon, bannière) ?
  • Un modèle de charte graphique en PDF complet pour tes équipes ?
  • Des templates Canva modifiables ?

Le budget ne sera pas le même selon que tu demandes un simple logo ou un branding complet. Si tu hésites entre recruter un freelance ou une agence pour gérer tout ça, jette un œil à notre comparatif agence web ou freelance.

Tu veux une identité visuelle qui marque les esprits ?

Remplir ce cahier des charges, c’est la première étape. Mais la mise en œuvre demande de l’expertise.

Chez Palmsquare, on ne fait pas juste du « joli ». On crée des identités pensées pour convertir et durer. Si tu as rempli ton cahier des charges (ou si tu as besoin d’aide pour le finir), parlons-en.

Prendre rendez-vous pour mon identité visuelle

FAQ

Pourquoi un cahier des charges est-il nécessaire pour une identité visuelle ?

Il sert de contrat moral et technique entre toi et le graphiste. Il évite les malentendus, cadre le budget, et assure que le résultat final correspondra à ta stratégie business (et pas juste aux goûts personnels du designer).

Quels sont les éléments clés d’un cahier des charges pour une identité visuelle ?

Les indispensables sont : la présentation de l’entreprise (ADN), la description de la cible (Persona), l’analyse de la concurrence, les préférences graphiques (couleurs, inspirations), les interdits, et la liste des livrables attendus.

Quel est le prix d’une identité visuelle ?

Le tarif varie énormément : de 500€ pour un freelance débutant à plus de 10 000€ pour une agence confirmée incluant une stratégie de marque complète. Pour un détail des coûts, consultez notre article sur le prix d’une identité visuelle.