Tu ne sais pas par où commencer pour cadrer ton projet de site web ? Tu as des idées, des besoins, un timing, mais tout ça reste flou quand il s’agit de le poser clairement ?
On t’a simplifié la vie. Chez Palmsquare, on utilise ce modèle de cahier des charges pour tous nos projets. Que ce soit une création ou une refonte de site, ce document nous sert de base pour poser les bonnes questions, éviter les flous et surtout éviter les mauvaises surprises en cours de route.
On a donc décidé de te le partager gratuitement. C’est un modèle prêt à remplir, avec les bonnes rubriques, les bons réflexes et quelques tips glissés entre les lignes.
📄 Télécharge notre modèle de cahier des charges en PDF (gratuit et éditable)
Pourquoi rédiger un cahier des charges pour son site web ?
Un cahier des charges, ce n’est pas juste un fichier pour « faire pro ». C’est surtout un outil qui aligne tout le monde, client, agence, développeur et designer, autour d’une vision claire du projet.
Et ça change vraiment la donne dès le premier contact. Quand un prospect vient nous voir avec un cahier des charges complet, on est tout de suite plus à même de lui faire la proposition la plus adaptée à son projet. La question n’est plus « combien coûte un site » dans l’abstrait, mais « comment on peut t’accompagner sur ce projet précis ». C’est le jour et la nuit, autant pour toi que pour ton prestataire.
Concrètement, un bon cahier des charges t’apporte trois bénéfices.
Éviter les malentendus avec son prestataire
La plupart des projets web qui dérapent, ce n’est pas une question de compétence, c’est une question de compréhension. Tu avais une idée en tête, le prestataire en a compris une autre, et au moment de la livraison, c’est la douche froide.
Un cahier des charges met tout le monde d’accord noir sur blanc avant même de commencer. Tes attentes, tes fonctionnalités, ton univers : tout est posé. Plus de « ah, mais je pensais que c’était inclus » au milieu du projet.
Maîtriser le budget et les délais
Un projet flou, c’est un devis qui gonfle et un planning qui glisse. Chaque imprécision au départ devient un aller-retour, et chaque aller-retour coûte du temps et de l’argent.
En posant précisément ton besoin dès le début, tu obtiens un devis juste, un planning réaliste, et tu évites les rallonges de budget en cours de route. Ton prestataire sait exactement où il va, donc il chiffre juste.
Obtenir un site qui correspond vraiment à tes besoins
Au final, c’est ça l’objectif : un site qui sert ton activité, pas juste un beau site. Le cahier des charges te force à réfléchir à ton « pourquoi » avant de penser au « comment ».
Et un prestataire qui comprend ton business te proposera des solutions qui te ressemblent, pas un template générique recyclé pour la dixième fois.
Création, refonte ou e-commerce : les spécificités à ne pas louper
Notre modèle gratuit est une base universelle, parfaite pour 90 % des projets. Mais selon que tu pars d’une page blanche ou que tu veux vendre en ligne, tu devras insister sur des points bien précis.
Création ou refonte : ce qui change dans le cahier des charges
C’est souvent là que se joue la réussite du projet. On ne rédige pas les besoins de la même façon selon le point de départ.
👉 Pour une création (page blanche), focus sur l’identité et le contenu. Ici, tout est à construire. Ton cahier des charges doit insister sur :
- L’univers de marque : puisque rien n’existe, tu dois fournir un maximum d’inspirations, de valeurs et de directions graphiques.
- La production de contenu : c’est souvent le point bloquant. Qui rédige ? Qui fournit les photos ? Si tu n’as rien, précise si l’agence doit s’en charger.
👉 Pour une refonte, focus sur l’audit et le SEO. Là, tu as un existant. Ton objectif est de faire mieux sans perdre ce que tu as déjà acquis. Ton CDC doit impérativement mentionner :
- L’analyse de l’existant : ce qui marche (tes pages les plus visitées) et ce qui ne marche pas (pourquoi tu veux changer ?).
- La conservation du SEO 🚨 : précise bien que tu veux conserver ton référencement naturel. Ça implique un plan de redirections (301) pour ne pas perdre tes positions Google. C’est le point numéro 1 oublié lors des refontes.
Le cas spécifique du e-commerce
Si ton objectif est de vendre en ligne, ton cahier des charges doit aller beaucoup plus loin qu’un simple site vitrine. Même si la structure de base reste la même, tu dois ajouter une section dédiée aux fonctionnalités transactionnelles.
Pense à détailler :
- Le catalogue : combien de produits ? Y a-t-il des variations complexes (tailles, couleurs, matières) ?
- Les paiements : Stripe, PayPal, Alma (paiement en 3x) ?
- La logistique : comment sont calculés les frais de port ? Faut-il connecter le site à un outil d’expédition (Sendcloud, Boxtal) ?
- La gestion des stocks : le site doit-il être relié à un logiciel de caisse ou un ERP ?
Mon conseil : plus ces points sont flous, plus le devis risque d’exploser en cours de route. Sois hyper précis sur la mécanique de vente.
Que doit contenir un bon cahier des charges de site web ?
Voici les éléments essentiels qu’on retrouve dans un bon cahier des charges web, et qu’on a inclus dans le modèle que tu peux télécharger plus haut 👆.
Le contexte du projet (la base)
Ton prestataire doit comprendre qui tu es. C’est la partie qui sert d’introduction et qui pose le décor pour éviter les quiproquos sur ton activité. Concrètement, tu y mets :
- La présentation de l’entreprise : ton histoire (courte), tes valeurs, ton équipe. Pas besoin d’un roman, mais l’agence doit saisir ton ADN.
- Tes produits ou services : qu’est-ce que tu vends, quel est ton modèle économique ? Si l’agence ne comprend pas comment tu gagnes de l’argent, elle ne pourra pas t’aider à en gagner plus.
- La nature du projet : création ou refonte ? Comme on l’a vu, les enjeux techniques et SEO ne sont pas du tout les mêmes.
- Tes concurrents : qui sont-ils ? Donne 2 ou 3 liens, dis ce que tu aimes chez eux et surtout ce que tu veux faire mieux.
L’objectif, c’est que n’importe qui lisant cette page comprenne ton business en 2 minutes chrono.
Les objectifs du projet et l’audience cible
Avant de parler design ou fonctionnalités, il faut savoir à quoi va servir le site. Tu veux générer des leads ? Prendre des rendez-vous ? Vendre en ligne ? Et tu vises qui : des particuliers, des pros, des recruteurs, des investisseurs ?
Ces infos sont fondamentales pour guider toute la stratégie derrière le site. 👉 C’est là que tu poses le « pourquoi on fait ce site ? » et le « pour qui ? ».
L’arborescence et le contenu prévu
Un site, c’est avant tout des pages et un parcours utilisateur. Tu n’as pas besoin de connaître les termes techniques, mais tu dois pouvoir dire combien de pages il faut (et lesquelles), quels contenus tu as déjà et lesquels sont à créer, et quelles pages doivent figurer dans le menu et le footer.
👉 On te conseille d’utiliser Octopus.do pour visualiser tout ça simplement.
Pense aussi à préciser, pour chaque type de contenu (texte, images), qui s’occupe de créer, rédiger, relire et intégrer. Indique les types de contenus présents (blog, pages locales, pages de services, pages de catégories) et surtout qui fournira les contenus, pour savoir quand ils pourront être intégrés.
L’identité visuelle et l’univers de marque
Ton site doit refléter ton image de marque, pas juste être « joli ». Dans cette partie, tu détailles ton logo et ta charte graphique si tu en as une, les couleurs, typographies et éléments visuels à respecter, ainsi que des sites ou univers graphiques qui t’inspirent. Même si tu pars de zéro, donner un peu de matière ici aide énormément à la création graphique.
Si tu as de grosses attentes sur le design, il est souvent utile de répondre à trois questions cruciales pour l’agence :
- Qui se charge des maquettes ? Tu attends un webdesign sur-mesure (via Figma par exemple), ou tu fournis déjà des maquettes prêtes à intégrer ? Attention, intégrer une maquette existante ou en créer une de zéro, ce n’est pas du tout le même budget.
- As-tu déjà des éléments graphiques ? Précise si tu as des assets exploitables : logo vectoriel, banque d’images, icônes, charte établie.
- Faut-il retravailler ton image ? Si ton logo a 15 ans ou que tu n’as pas de palette de couleurs définie, c’est le moment de le dire. Indique si la prestation doit inclure la création ou la refonte de ton logo et de ta charte avant d’attaquer le site.
Les fonctionnalités attendues
C’est ici qu’on rentre dans le concret côté fonctionnalités. Tu veux un site vitrine simple ou une boutique en ligne ? As-tu besoin d’un formulaire de contact, d’un agenda avec prise de rendez-vous, d’un espace client, d’un blog, de filtres, de tri ou d’une recherche interne ?
Tout ça doit être listé dans le CDC pour qu’il n’y ait aucun malentendu dans le devis. Une fonctionnalité oubliée au départ, c’est un surcoût garanti plus tard.
Les contraintes techniques
On pense souvent à tort que « ça, c’est pour le développeur ». Mais certaines infos techniques changent complètement la manière de concevoir le projet :
- As-tu déjà un nom de domaine ?
- Où sera hébergé le site ?
- Tu veux un site sur WordPress ou un autre CMS ?
- Tu veux que ton prestataire gère la maintenance ?
- Tu veux être formé à l’administration du site ?
- Et bien sûr : RGPD, sécurité, cookies, etc.
Les spécifications WordPress
C’est l’angle que presque personne ne traite, alors qu’il fait toute la différence quand ton site tourne sous WordPress. Si tu pars sur ce CMS, ton cahier des charges gagne à préciser quelques éléments propres à l’écosystème :
- Le thème : tu pars sur un thème sur-mesure ou un thème existant à personnaliser ? Ça change le budget et la flexibilité.
- Le constructeur de page : Elementor, Gutenberg, Divi ? Nous, chez Palmsquare, on travaille sous Elementor, et le préciser évite les surprises côté maintenance et évolutivité.
- Les extensions (plugins) : as-tu des besoins qui nécessitent des plugins spécifiques (réservation, multilingue, e-commerce avec WooCommerce) ?
- L’hébergement et la maintenance : WordPress demande des mises à jour régulières. Précise si tu veux un accompagnement dans la durée.
- La formation : veux-tu pouvoir gérer ton contenu seul après la livraison ? On propose justement une formation WordPress pour ça.
Plus tu cadres ces points, plus ton site WordPress sera solide, évolutif et facile à maintenir. Pour aller plus loin, jette un œil à notre agence WordPress et à ce qu’on inclut dans nos projets.
Les interlocuteurs du projet
Qui prend les décisions ? Qui valide les maquettes ? Qui relit les contenus ? Quand on ne définit pas clairement les rôles dès le départ, ça finit souvent en mails qui tournent en boucle.
Ton cahier des charges doit indiquer les personnes impliquées côté client, leurs rôles (décideur, référent technique, communication) et comment se déroulera le suivi (Slack, mails, réunions).
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Nos outils préférés pour créer ton cahier des charges facilement
Tu n’as pas besoin d’être expert en web pour poser les bases de ton projet comme un pro. Voici les outils qu’on recommande systématiquement à nos clients pour un cahier des charges clair, structuré et collaboratif.
Notion, pour organiser tout le projet au même endroit
C’est l’outil qu’on utilise en interne pour cadrer tous nos projets. On y centralise les infos du cahier des charges, les accès, les deadlines, les contenus, etc.
Octopus.do, pour visualiser l’arborescence du site
Créer l’arborescence d’un site, c’est un peu comme dessiner son plan. Octopus.do est l’outil parfait pour ça : simple, visuel, partageable. C’est aussi une étape essentielle pour préparer la phase de recettage en fin de projet. Tu verras tout de suite s’il manque une page, si une info est mal placée ou si le parcours utilisateur est trop complexe.
On a réalisé un tutoriel sur YouTube pour te montrer comment utiliser Octopus au mieux, tu peux le regarder juste là.
Google Docs ou Word, pour rédiger, commenter, partager
Si tu préfères un document plus classique, tu peux très bien remplir ton cahier des charges sur Google Docs ou Word. L’important, c’est de pouvoir commenter, collaborer et versionner facilement avec ton prestataire. Et pour les visuels ou documents complémentaires, crée un dossier Google Drive partagé pour tout centraliser.
Nos conseils pour réussir son cahier des charges
Un bon cahier des charges, ce n’est pas juste une formalité à cocher pour demander un devis. C’est un vrai outil de pilotage. Voici les bonnes pratiques à garder en tête.
Impliquer les bonnes personnes dès le départ
Avant même de parler maquettes, design ou SEO, assure-toi que les bons interlocuteurs sont autour de la table : qui décide, qui valide, qui relit, qui fournit les contenus. Sinon, tu risques de multiplier les allers-retours ou de partir dans la mauvaise direction.
Poser des repères clairs sans tout figer
Ton cahier des charges n’a pas besoin d’être une usine à gaz. Le but, c’est de poser un cadre : ce qu’on veut, pourquoi on le fait, à quoi ça doit ressembler. Mais laisse de la place à l’expertise du prestataire. Tu peux donner des exemples, des références, des idées, sans verrouiller chaque ligne. 👉 Si tu prépares une refonte de ton site WordPress, c’est encore plus vrai : le site doit évoluer, pas juste être copié.
Être précis sans devenir rigide
Plus tu es clair sur tes objectifs, ton public cible et les résultats attendus, plus ton prestataire pourra te proposer une solution adaptée. Mais attention à ne pas sur-détailler des choses que tu ne maîtrises pas (technique, SEO, responsive, sécurité). C’est justement le rôle de ton prestataire de te guider là-dessus.
👉 Tu peux t’appuyer sur notre exemple de devis pour un site WordPress pour voir ce qui est généralement inclus, et ce qui ne l’est pas.
Se relire et faire relire avant de transmettre
Un bon cahier des charges, c’est un document partagé. Avant de l’envoyer, relis-le à tête reposée, ou fais-le relire par une personne extérieure au projet. Tu verras tout de suite ce qui manque ou ce qui n’est pas clair.
Mettre à jour le cahier des charges en cours de projet
Tu peux, et tu dois, faire évoluer ton CDC si le projet bouge. Un imprévu, une idée de dernière minute, un changement de cible : pas besoin de repartir de zéro, il suffit de mettre à jour ton document, comme une boussole qu’on ajuste en cours de route.
Le rôle de ton agence dans tout ça
Tu n’es pas censé faire tout ce travail seul. Une bonne agence digitale t’aide à structurer ton projet, à poser les bonnes questions et à ajuster les priorités selon ton budget et tes délais. Et si tu veux aller plus loin, on a aussi un article détaillé pour t’aider à estimer combien coûte un site internet et à éviter les pièges les plus fréquents.
À quel moment créer un cahier des charges pour un site web ?
Tu te demandes s’il faut rédiger ton cahier des charges avant de contacter une agence, ou après avoir choisi un prestataire ? La réponse : les deux sont possibles, à condition de bien poser le contexte.
Avant de chercher un prestataire
Créer un cahier des charges en amont, c’est poser les fondations de ton projet avant de lancer la machine. Tu vas pouvoir clarifier tes objectifs, ton audience, ton budget et tes délais, comparer plusieurs devis sur une base équivalente (et éviter les écarts inexpliqués), et éviter de te faire embarquer dans une solution trop complexe ou pas adaptée à ton besoin réel.
👉 C’est aussi un bon moyen de repérer les prestataires qui prennent vraiment le temps de comprendre ton projet, et ceux qui t’envoient un devis générique en 24h.
Personnellement, nous, on préfère quand un prospect arrive avec un cahier des charges établi, et souvent il vient avec notre modèle .
En début de collaboration avec ton prestataire
Tu as déjà trouvé une agence ou un freelance ? Parfait. Même si tu n’as pas de CDC prêt, tu peux et tu dois en co-construire un avec lui dès le début. Pourquoi ? Parce qu’un devis, même détaillé, ne couvre jamais tout : quelles pages seront créées, qui fournit les contenus, quel CMS est prévu, quid du responsive, de la sécurité, de la maintenance, du RGPD ? Sans cahier des charges précis, on s’appuie uniquement sur des suppositions. Et c’est là que commencent les malentendus.
FAQ
Quelle est la longueur idéale d’un cahier des charges de site web ?
Il n’y a pas de longueur idéale, ça dépend de la complexité de ton projet. Pour un site vitrine simple, 3 à 5 pages suffisent largement. Pour un site complexe ou un e-commerce, tu peux monter à 10, 15 pages ou plus. L’important, ce n’est pas le volume mais la clarté : un CDC court et précis vaut mieux qu’un pavé confus que personne ne lit.
Faut-il un cahier des charges différent pour WordPress par rapport à d’autres CMS ?
La base est la même quel que soit le CMS : contexte, objectifs, arborescence, fonctionnalités. Mais pour WordPress, tu ajoutes une couche technique propre à l’écosystème : le thème, le constructeur de page (Elementor, Gutenberg), les extensions, l’hébergement et la maintenance. Ce sont ces précisions qui évitent les mauvaises surprises et garantissent un site évolutif.
Peut-on modifier le cahier des charges en cours de projet ?
Oui, et c’est même sain. Un cahier des charges est un document vivant, pas un contrat figé. Si un imprévu surgit ou que ton besoin évolue, mets-le à jour. L’essentiel, c’est que client et prestataire travaillent toujours sur la même version, pour que tout le monde reste aligné.
Un cahier des charges est-il obligatoire pour créer un site vitrine simple ?
Non, ce n’est pas obligatoire, mais d’expérience je te le recommande quand même. Même pour un site de trois pages, on a vu des projets se compliquer simplement parce que le besoin n’avait jamais été posé clairement. Un cahier des charges léger, même une page, suffit à aligner tout le monde et à éviter les allers-retours. Chez nous, les projets qui démarrent avec un CDC, même minimal, sont toujours les plus fluides.
Combien coûte la rédaction d’un cahier des charges par une agence ?
Souvent, le cadrage est intégré dans la phase d’avant-projet et ne te coûte rien de plus, surtout si l’agence te fournit un modèle à remplir, comme on le fait. Certaines agences proposent un atelier de cadrage payant, qui peut aller de quelques centaines d’euros selon la profondeur. Mais avec un bon modèle, tu peux déjà faire 90 % du travail toi-même gratuitement.

